Résumé :
Les vergers, lieux de culture d’arbres fruitiers, sont les miroirs des mutations profondes qui traversent la fin du Moyen-Age. Leur étude, au croisement de l’histoire de l’environnement, de l’histoire des savoirs, des techniques, des représentations et de l’histoire politique, a longtemps été laissée de côté par l’historiographie. La présente thèse comble ce manque par une enquête sur les vergers en France, Flandres et dans les États Bourguignons menée à travers une méthode d’approche interdisciplinaire alliant études quantitatives utilisant les humanités numériques et analyses de détail attentives à la matérialité des sources. Son objectif est de mieux comprendre ces espaces particuliers et à travers eux l’évolution du rapport des sociétés tardo-médiévales à leur environnement entre le XIVe et le milieu du XVIe siècle.
Ce travail nous a permis de montrer les spécificités, diversités et évolutions de l’espace du verger fruitier à la fin du Moyen Âge. La thèse a balayé de nombreuses idées reçues largement répandues, notamment sur les jardins médiévaux, et révélé des mutations significatives et symptomatiques d’évolutions anthropologiques majeures dans les rapports entre les sociétés tardo-médiévales et leur environnement.
Composition du jury :
Etienne ANHEIM, directeur d’Etudes à l’EHESS, examinateur
Pierre CHASTANG, professeur à l’UVSQ (Paris-Saclay), examinateur
Maxence HERMANT, conservateur à la BnF, co-encadrant de thèse
Laurence MOULINIER-BROGI, professeure à l’Université Paris Nanterre, rapportrice
Florent QUELLIER, professeur à l’Université d’Angers, rapporteur
Marie-Pierre RUAS, directrice de recherche au CNRS, co-directrice de thèse
Maaike VAN DER LUGT, professeure à l’UVSQ (Paris-Saclay), directrice de thèse
Fleur VIGNERON, professeure à l’Université Grenoble Alpes, examinatrice