Sceaux plaqués du Haut Moyen Age : matériaux et pratiques symboliques

L’étude débutera à partir d’une cinquantl_files/patrima/projets/images/Projet SPAHM.jpgtaine de documents scellés, conservés aux Archives nationales (Paris), datant des périodes mérovingienne et carolingienne. Tous sont issus de la chancellerie royale ou impériale. Ce sont les sceaux qui seront plus précisément étudiés, à travers leurs matériaux constitutifs (cire et additifs, couleur, présence de vernis) et leur mode d'apposition (plaqués, plaqués-rivés). Mais surtout, une recherche systématique visera à mettre en évidence la présence ou non, au sein de ces sceaux, de fibres volontairement mêlées à la cire. Des analyses permettront de déterminer l'origine humaine, animale ou végétale de ces fibres, afin de confirmer ou d'infirmer l'hypothèse d'un geste symbolique fort, visant à « simuler » la présence royale dans le sceau. Des analyses ADN devront être menées, dans la mesure du possible, sur les poils d'origine humaine extraits des sceaux, afin de pouvoir établir éventuellement une filiation entre les différents sigillants. Enfin, il sera nécessaire de comparer cette pratique avec les corpus similaires conservés dans des dépôts d'archives en Europe, et plus particulièrement en Allemagne, Belgique, Italie et Grande-Bretagne. Les résultats permettront d'en savoir plus sur les modes de validation et d'authentification des documents royaux au Haut-Moyen Age, tant sur le plan matériel que sur le plan symbolique.

 

Détails d'organisation

Porteurs du projet: Marie-Adélaïde Nielen (Conservateur au Archives nationales) et Agnés Prévost (restauratrice aux Archives nationales)

Philippe Charlier (Maître de conférences dans le Service de Médecine Légale de l'Hôpital Universitaire de Garches (AP-HP, UVSQ))

 

Partenaires: Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF)