La révolution des miroirs : diffusion et démocratisation du reflet de soi au XIXe siècle

Malgré les apparences, la démocratisation du miroir est un phénomène récent qui s’inscrit largement dans le cours du XIXe siècle. Cette dimension de révélation, voire de révolution, n’a jusqu’à présent pas été étudiée à sa juste mesure.

 

Résolument placée dans le champ d’une histoire culturelle, celle des sensibilités et « des représentations collectives propres à une société », cette étude n’en repose pas moins sur une « matérialité » forte : la caractérisation de la très grande variété de miroirs disponibles pour la période étudiée qu’un ensemble de critères nous permettra d’établir (dimension, répartition sociale, provenance, colorimétrie, luminosité, planimétrie et homogénéité du verre).

Sur cette base, il s’agira de spécifier et de comprendre les mutations de l’usage de cet objet dans la perspective d’une histoire du regard, sur soi comme sur les autres.

Ainsi, une attention particulière sera portée à l’articulation « collectif / individuel » et ses évolutions à travers les jeux de la conformation-différenciation et des modes-modalités du vivre ensemble.

Puis le projet se concentrera sur les intenses connexions entre les matérialités du miroir et les transformations de l’imaginaire, en observant les effets de fertilisations réciproques, d’hybridations, plus particulièrement à travers trois formes artistiques (qu’elles soient populaires, élitistes, académiques ou d’avant-garde) : le théâtre, la littérature, et la production picturale.

Détails d'organisation

Doctorant : Christophe Meslin

Structure de rattachement administratif : CHCSC, UVSQ

Directeur de la thèse : Jean-Claude Yon, professeur d’histoire contemporaine, CHCSC, UVSQ

Partenaires du projet : Le CRCC, le Mobilier national, et le Musée des arts et métiers.

Durée : 3 ans

Date de démarrage : Octobre 2013