Post-doc : Décors en cuir doré polychrome du XVIème au XVIIIème siècle : la feuille d’argent comme témoin des lieux de production ? (CORDOBA)

tl_files/patrima/projets/visuel cordoba.jpgAncêtres de nos papiers peints, les cuirs dorés, appelés également Cuirs de Cordoue, ont suscité un grand engouement entre le XVIème et le XVIIIème siècle en Europe. Ils ont été surtout employés comme tapisseries ou tentures murales dans les hôtels, les châteaux et les grandes demeures bourgeoises ; mais ils ont aussi été utilisés pour recouvrir des coussins et des paravents ou comme couverture de meubles et des devants d’autel pour les églises. En dépit de leur nom, l’or n’intervient pas dans le processus de fabrication de ces décors dont la couleur dorée est obtenue par la présence d’une feuille d’argent, collée sur le cuir, sur laquelle est appliqué un vernis jaune. De nos jours il reste très difficile de dater et d’attribuer à un atelier particulier des décors en cuir doré car ils ne sont jamais signés et seules leurs caractéristiques stylistiques permettent d’émettre des hypothèses sur leur origine. Ce projet se focalisera sur l’analyse physico-chimique de la feuille d’argent au sein de ces décors. L’utilisation des techniques d’analyses par faisceau d’ions permettra la caractérisation et l’imagerie fine et non invasive de sa composition chimique, son épaisseur et ses produits de corrosion. A partir de la confrontation des données physico-chimiques et stylistiques obtenues sur un corpus de cuirs dorés, le projet vise à identifier des marqueurs physico- chimiques permettant d’attribuer des recettes propres à un atelier ou à une région d’origine. Les données recueillies sur les produits de corrosion permettront de mieux comprendre les processus d’altération entrant en jeu et de développer des approches de conservation et de restauration adaptées.

Détails d'organisation

Porteur:

  • Laurianne Robinet, CRC

Autres partenaires:

  • Claire Pacheco, C2RMF
  • Céline Bonnot-Diconne, CRC
  • Marie Radepont post-doctorante

Partenaires extérieurs:

  • Jean Pierre Fournet, Historien d’art
  • Muriel Barbier et Thierry Crépin-Leblond, Musée National de la Renaissance